Il reste 40 planches
dans cette saison
Et une bibliothèque derrière : 3 saisons pour ce seul thème, trois registres, de nouvelles sorties tous les trois jours.
Devenir membreLe péplum a fait du gladiateur une figure du désir masculin bien avant que le mot bara circule hors du Japon. À la fin des années 1950, les films italiens confiaient les rôles de héros antiques à des culturistes comme Steve Reeves, et les photographes américains de physique habillaient leurs modèles d'accessoires gréco-romains, parce que le décor classique rendait le corps d'homme regardable. L'arène est donc un vieux décor de ce regard, et le genre que le public appelle bara en hérite en y ajoutant ses propres règles : des hommes faits et charpentés plutôt que des jeunes gens, une pilosité tenue pour une qualité, l'effort et le travail comme moteurs, une sensualité qui passe par la posture avant de passer par le geste.
Ce premier chapitre de Gladiators, thème de la série Beyond, compte 43 planches et sert de fondation au reste du récit. Un premier chapitre installe : le lieu, la chaleur, les hommes, et surtout la distance qui les sépare encore. Rien n'y est conclu. Tout y est tenu en attente, et 43 planches laissent à cette attente le temps de s'étirer, de sorte qu'on en sort avec le sentiment d'une tension accumulée plutôt que dépensée.
Le gladiateur convient presque trop bien aux codes du bara, puisque son corps est son métier. Bâti pour encaisser le choc, il travaille par l'effort même, et c'est précisément là que le genre aime placer ses hommes. Ce que le chapitre retient de cette tradition, c'est la patience. En préférant l'approche à l'action, il fait porter le poids sur la façon de se tenir, sur les pauses entre deux assauts, sur ces moments où deux combattants se jaugent à travers le sable et où la chaleur fait déjà ce que le contact n'a pas encore fait. La rivalité sert de point de départ, celle d'hommes payés pour se faire face, et le chapitre la laisse pencher lentement vers autre chose.
Première des trois saisons du thème, celle-ci est le moment où l'on remonte le ressort. Elle s'adresse à ceux qui aiment la montée autant que l'aboutissement : les amateurs d'hommes mûrs et massifs saisis dans un décor de sueur et d'effort, ceux qui goûtent un regard tenu une seconde de trop, et ceux qui veulent un récit qui prend son temps avant de bouger.
Gladiators est une saison d'InkDazzle : de l'art homoérotique engendré planche par planche, puis monté en chapitre qui se lit dans l'ordre. Chaque saison existe en trois registres (suggestif, explicite et anime) : les mêmes hommes, dessinés à l'intensité que tu choisis. Un visiteur lit les premières planches ; un membre lit la saison entière, et tout ce qui a paru avant.
Les planches se lisent dans l'ordre, l'une après l'autre, et le registre se change depuis cette page sans perdre sa place. Une saison qui appartient à une série en porte le nom en haut. C'est le fil à suivre pour que les hommes reviennent.