Il reste 47 planches
dans cette saison
Et une bibliothèque derrière : 3 saisons pour ce seul thème, trois registres, de nouvelles sorties tous les trois jours.
Devenir membreLe gladiateur est une figure faite pour le bara, cette tradition japonaise de l'art gay qui célèbre des hommes mûrs et charpentés. Le mot signifie « rose » et vient de Barazoku, une revue lancée au Japon en 1971. Le genre qui s'est formé autour d'elle tient à quelques principes constants. Il préfère la carrure et l'âge à la minceur juvénile, tient la pilosité pour un attrait et fait du travail et de l'effort physique le moteur du désir. Le combattant d'arène pousse cette logique jusqu'au bout : son corps est son métier, et chaque muscle y a été gagné.
Ce premier chapitre de Gladiators pose le terrain en 47 planches. Son rôle est d'installer l'arène, les hommes qui s'y mesurent et la rivalité sur laquelle tout le thème va travailler. Un premier chapitre n'a pas à se presser. Il doit rendre l'enjeu sensible, pour que la suite ait un poids sur lequel monter. Le thème appartient par ailleurs à la série Beyond, qui en réunit plusieurs, et c'est ici que celui-ci commence.
Le parti pris de l'arène, c'est l'affrontement. Le bara aime depuis longtemps les hommes de chantier, les pêcheurs, les pompiers, que leur tâche rassemble autour d'un même effort. Ici, l'effort les oppose. Le premier lien entre eux est une force éprouvée, et ce choix change la manière dont se lit la proximité. L'attirance ne vient pas adoucir la rivalité. Elle en sort, nourrie par le respect de l'impact, par le fait de savoir exactement de quoi l'autre est capable. Ce qui compte se joue dans les pauses, quand deux corps qui viennent de se heurter restent assez proches pour sentir le souffle l'un de l'autre.
Le genre fait passer la sensualité par la posture avant le geste, et un décor de combat lui donne toute la place voulue. Une garde tenue une seconde de trop, un appui qui glisse vers l'arrière, une épaule qui reste tournée vers l'adversaire alors que l'échange est fini : ce sont les signaux auxquels le bara a toujours fait confiance, et l'arène les rend lisibles.
Ce chapitre s'adresse à ceux qu'attirent les hommes massifs, éprouvés par l'effort, et les rivalités qui prennent leur temps. Il offre une chaleur qui monte de l'exertion et une tension née de deux égaux qui se jaugent. En ouverture du thème, il met cette tension en place et la laisse s'installer, pour qu'elle ait ensuite où aller.
Gladiators est une saison d'InkDazzle : de l'art homoérotique engendré planche par planche, puis monté en chapitre qui se lit dans l'ordre. Chaque saison existe en trois registres (suggestif, explicite et anime) : les mêmes hommes, dessinés à l'intensité que tu choisis. Un visiteur lit les premières planches ; un membre lit la saison entière, et tout ce qui a paru avant.
Les planches se lisent dans l'ordre, l'une après l'autre, et le registre se change depuis cette page sans perdre sa place. Une saison qui appartient à une série en porte le nom en haut. C'est le fil à suivre pour que les hommes reviennent.